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Dimanche 2 juin, Laurent Wauquiez a annoncé démissionner du poste de président des Républicains. Après une défaite historique aux élections européennes le 26 mai 2019, il a répondu à la demande de bon nombre d’élus souhaitant un changement de direction. 

C’est au Journal de 20 heures de TF1 que Laurent Wauquiez, invité d’Anne-Claire Coudrey a annoncé sa démission. Une décision qu’il a exprimé publiquement tout juste une semaine après un cuisant échec aux élections européennes ou le parti « Les Républicains » a recueilli 8,48% des suffrages.  

Lorsque la journaliste lui a demandé s’il comptait rester à la tête du parti, le directeur de Vaugirard a répondu: « Pour le dire assez simplement: les victoires sont collectives, et les échecs solitaires. C’est comme ça. Il faut que je prenne mes responsabilités » puis il a ajouté: j’ai décidé de prendre du recul (…) je me retire de ma fonction de président des Républicains »  

Un décision « réfléchie »

Voilà une semaine que sont passées les élections européennes où les républicains ont connu leur plus mauvais résultat de l’histoire. Depuis, Laurent Wauquiez est très critiqué et même au sein de son propre parti. De plus en pus d’élus souhaitaient sa démission. C’est le cas de Valérie Pecresse qui s’est exprimé au micro de RTL dès le lundi matin ou encore de Jean-François Copé qui estimait Laurent Wauquiez « seul ». 

D’autres élus ont quitté le navire comme le maire de Quimper et plus d’une vingtaine d’autres. La création d’un nouveau groupe à l’assemblée a même été évoquée. Alors, après une semaine de silence médiatique Laurent Wauquiez a rendu sa décision. Une décision qu’il estime « murement réfléchie » et qu’il dit prendre sans « la moindre amertume ni la moindre aigreur ».   

Laurent Wauquiez veut prendre du recul

S’il estime que la droite a toujours de l’avenir, Laurent Wauquiez désire tout de même prendre du recul en ce qui concerne sa carrière politique. Il souhaite une droite renouvelée qui retrouve ses vraies valeurs et ne veut pas que: « la démocratie soit de choisir entre Emmanuel Macron et Marine le Pen ».

 

Elodie CHALANDRE