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Le journalisme est une vocation venue tôt pour Ruth Elkrief, puisqu’elle voulait exercer le métier de journaliste depuis l’âge de 10 ans. « Je ne me considère pas comme journaliste politique. Je me considère comme journaliste tout court ! »

 

Née le 1er décembre 1960 à Meknès, au Maroc, Ruth Elkrief est une femme qui a vécu au sein d’une famille juive. Elle est d’ailleurs toujours active dans la communauté juive parisienne. Sa mère, Marie- Louise Elkrief (née Rouach) était professeur de français, et son père, Joseph Elkrief, décédé le 15 juillet 2009, était directeur d’une agence automobile. Son frère, nommé Guy est également journaliste, et sa sœur Danielle, est avocate. La famille s’installera en France, à Saint-Cloud en 1974. Ruth avait quatorze ans.

Cette brune aux yeux couleur noisette est mariée à Claude Czechovski, qu’elle a rencontré en 1991, et dont elle a eu deux filles, Déborah-Lou et Cléa . Celui-ci est responsable du conseil et de l’intégration des systèmes pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique du Sud), et également le dirigeant des activités internationales de l’entreprise américaine Computer Sciences Corporation.

Une formation qui la conduira vers un parcours professionnel époustouflant

Comme toute sagittaire, Ruth Elkrief est une femme de caractère. Elle est déterminée et curieuse, comme toute bonne journaliste. Passionnée d’histoire et de politique, Ruth Elkrief est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris en 1981, et également du Centre de formation des journalistes en 1984. En 2004, elle enseignera le journalisme à l’IEP de Paris.

Grâce à ses études, elle parle plusieurs langues dont le français, l’anglais, l’espagnol, l’hébreu et l’arabe. Pour ce qui est de sa carrière, on peut dire que s’en est une belle. C’est un véritable exploit d’avoir pu occuper autant de fonctions. En effet, Ruth Elkrief débute à Radio Shalom, avant d’être rédactrice à l’agence Associated Press. A partir de 1984, elle occupe une place au service politique du Matin de Paris. Elle écrit également pour Le Monde et Libération à ce moment là.

Elle est ensuite repérée par la directrice de l’information de TF1, Michèle Cotta, qui décidera de l’embaucher sur la première chaîne, en 1987. Trois ans plus tard, Ruth Elkrief devient correspondante à Washington, en pleine période de la première guerre du Golfe.

De LCI à BFM-TV : une pionnière de l’info en continu

Elle participe à la création de la première chaîne d’information en continu nommée LCI en 1994, où elle présente « Le grand Journal », aux côtés de David Pujadas. Quelques années plus tard, elle présente quotidiennement « Le RV de Ruth Elkrief » sur LCI, mais également l’émission hebdomadaire « 19 heures, dimanche » sur TF1.

En 2005, Ruth Elkrief participe au lancement de la chaîne d’information en continu BFM-TV. Elle aura l’honneur de présenter le tout premier journal le 28 novembre 2005 à 18 heure.

Elle occupera en 2007 la chaine de 19 heure à 20 heure du lundi au vendredi, et anime un magazine sur l’élection présidentielle française de 2007, nommé « Élysée 2007 ».

Peu après, et à cette même heure, il y aura la diffusion d’un grand journal télévisé, intitulé « 19 heure Ruth Elkrief ». Une vraie femme de caractère. En 2008, son nom ressortira une fois de plus dans l’intitulé du programme de la mi-journée, puisqu’elle présentera « Midi Ruth Elkrief » du lundi au vendredi, de 12 heure à 14 heure.

Depuis septembre 2010, elle anime à nouveau le « 19 heure Ruth Elkrief », pour une émission de débat, accompagnée d’un ou de plusieurs invités. Une belle décision de sa part de reprendre le « 19 heure Ruth Elkrief ». C’est l’heure où la chaîne regroupe le plus d’audience. Et qui dit plus d’audience, dit salaire plus élevé ! En 2017, elle touche un salaire mensuel de 15 000 €.

Aujourd’hui, on peut dire que l’objectif que Ruth Elkrief s’était donné est atteint. En tant que journaliste, cette femme n’a jamais trembler pour évoquer les sujets qui fâchent. Elle n’a pas froid aux yeux, et c’est pour cette raison que son nom est reconnu dans le monde journalistique.

Cynthia Lambert