La mendicité interdite dans les rues de Nice

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Source : Le Figaro

Prévu par le maire LR de Nice, Christian Estrosi, l’arrêté consistant à interdire la mendicité dans la ville a été activé depuis le 1er mai 2019 jusqu’au 30 septembre 2019. Durant cette période, il est donc interdit de mendier dans les rues niçoises sous peine d’un PV.

Tendre la main à un passant pour récolter quelques pièces… un geste anodin qui sera désormais puni. En effet, le maire de Nice, Christian Estrosi ne souhaite plus voir ce genre de scènes dans les rues. Depuis le 1er mai 2019, de 9h à 2h du matin, dans certains secteurs de la ville, ce geste est donc interdit. Un geste qui peut être passible d’une amende de 38 euros si la police municipale surprend ce genre de situation. Selon le maire de la ville de Nice, cet arrêté a pour but de lutter contre les réseaux de mendicité qui s’avèrent parfois être dangereux notamment “lorsque des personnes mendient avec des panneaux en présence accrue d’enfants dans ces environnements.

« La mendicité est un problème d’ordre public, pour lequel il est indispensable que l’ensemble des acteurs se mobilisent », soutient Christian Estrosi. Il dénonce « une misère organisée qui profite des mineurs pour mendier dans la rue: c’est intolérable! ». Ainsi, plusieurs quartiers de la ville sont concernés par cette interdiction comme les grands carrefours, les places, la promenade des Anglais ou les secteurs très fréquentés par les touristes.

Bonne ou mauvaise initiative ?

Cette mesure ne manque pas de faire polémique auprès des associations de personnes en difficultés. “Cet arrêté n’est pas la bonne solution pour les personnes qui vivent dans la rue” maintient Viorel Costache, président de l’association Prales qui vient en aide aux familles roms. “Il vaut mieux mendier que voler. Ces personnes ne sont pas des voleurs, elles ne sont pas des délinquants(Source : 20 min).  

Patrick Allemand, conseiller municipal d’opposition, déclare quant à lui :  Je dénonce la mendicité agressive ou l’exploitation des enfants et ses pratiques doivent être combattues. Mais ce ne sont pas les pauvres qu’il faut combattre mais bien la pauvreté en s’attaquant à ses causes” (Source : Nice-Matin). Suite à ce même arrêté, l’année dernière 160 PV avaient été recensés.

 

Charlene Slowik