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Les pays du G20 ont trouvé un accord sur la réduction de déchets plastiques en milieu marin. Les ministres de l’Écologie de chacun de ces pays se sont réunis au Japon le 16 juin 2019.

Un accord pour sauver la planète

Les pays se sont engagés à réduire considérablement le nombre de déchets plastiques, mais pour l’instant, ils ont donné peu de détails sur la manière de s’y prendre. «C’est formidable que nous ayons réussi à concevoir des règles pour tous, y compris les pays émergents et en développement», s’est félicité le ministre japonais de l’Environnement Yoshiaki Harada.

Les mesures seraient volontaires et les progrès seraient publiés une fois par an, d’après les médias locaux. C’est « un premier pas pour résoudre ce problème », a déclaré dans un communiqué Hiroaki Odachi, de Greenpeace Japon. Cependant, il a souligné qu’il était « insuffisant de compter sur les actions volontaires des pays » pour résoudre cette crise.  

« Des règles internationales contraignantes avec des calendriers et des objectifs clairs » sont nécessaires, comme ceux de l’accord de Paris sur le climat, a-t-il ajouté.

Le plastique : un vrai fléau

Les défenseurs de l’environnement affirment que la seule solution de long terme serait que les sociétés fabriquent moins de plastique et que les consommateurs en utilisent presque plus. Seulement 9 % des déchets plastiques produits sont recyclés.

C’est devenu une préoccupation mondiale, surtout depuis les interdictions par la Chine et d’autres pays d’importer des déchets plastiques qui viennent de différent pays. Le Japon, fait depuis face à une accumulation de ces déchets sur son territoire.

Hiroshige Seko, le ministre japonais de l’Industrie, co-présidait les discussions avec M. Harada. Il a affirmé que le Japon allait demander aux entreprises de facturer les sacs en plastique jetables. C’est une mesure déjà adoptée par plusieurs pays. La France a quant à elle interdit les sachets en plastique pour les fruits et légumes.

Laura Girard