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Ludovic MARIN/POOL/AFP

Le président Français est arrivé le 26 juin 2019 à Tokyo pour sa première visite officielle au Japon de deux jours. Il va s’entretenir avec le Premier ministre Japonais, Shinzo Abe pour essayer de renforcer ses relations qui s’étaient quelque peu dégradées avec l’affaire Carlos Ghosn.

L’alliance Renaud – Nissan

Emmanuel Macron s’est exprimé sur le sujet, lors d’un discours devant la communauté française à la résidence de France. Il a dit vouloir préserver l’alliance Renault-Nissan et développer les synergies et les alliances « pour la rendre plus forte » face à la concurrence internationale. Cette alliance existe depuis 20 ans et symbolise la coopération industrielle entre les deux pays. D’où la volonté du chef de l’État français, de vouloir la conserver, « L’alliance Renault-Nissan est évidemment un fleuron auquel nous tenons beaucoup ». Puis, il a ajouté, « Pour les salariés du groupe, qu’ils soient Japonais ou Français, ils tiennent à cette histoire industrielle, à ce qu’elle a apporté à nos deux pays ».

Emmanuel Macron n’a pas évoqué le cas de Carlos Ghosn, car « il n’appartient pas au président de la République française de venir s’immiscer publiquement » dans une affaire judiciaire. L’ex PDG de Renaud – Nissan est accusé de malversations financières et est assigné à résidence à Tokyo dans l’attente de son procès.

Le climat : un enjeu majeur

À deux jours du sommet du G20 d’Osaka, le président Français hausse le ton sur le climat. Si jamais tous les membres ne soutiennent pas l’accord de Paris de 2015 et ne réduisent pas assez les émissions de gaz à effet de serre, la France ne signera pas de communiqué final. « Moi j’en ai une (ligne rouge) : si on ne parle pas de l’accord de Paris et si, pour se mettre d’accord dans une salle à 20, on n’est plus capable de défendre l’ambition climatique, ce sera sans la France, c’est simple ».

L’accord de Paris de 2015 s’est fragilisé en juin 2017, quand Donald Trump a annoncé qu’il voulait retirer les États-Unis de cet accord. Alors qu’ils font partis des plus gros pollueurs de la planète. L’accord vise à contenir, d’ici à 2100, le réchauffement climatique de la planète « nettement en-dessous de 2°C », avec l’objectif d’être le plus près possible de 1,5° C.

Des pères français séparés de leurs enfants

Emmanuel Macron ne les a pas oubliés. Il a apporté son soutien à tous les pères français divorcés qui ne peuvent plus voir leurs enfants franco-japonais. Ces derniers ont été enlevés par leurs mères. Elles revendiquent le droit japonais qui ne donne l’autorité parentale qu’à l’un des deux parents. En priorité à celui qui était avec l’enfant au moment de la séparation.

« Je sais la difficulté de ces pères français, séparés de leur conjointe japonaise et la souffrance qu’ils vivent pour retrouver et pour partager la vie de leurs enfants », a déclaré le chef de l’État français. Avant d’ajouter, « Nous sommes à leur côté et nous continuerons à mener ce combat ».

Ces parents sont appelés « les abandonnés » au Japon. Sur les dizaines de milliers de parents concernés, il y a une centaine d’étrangers dont des Français. Depuis plusieurs mois, ces pères se rassemblent et s’organisent pour combattre le droit japonais et obtenir l’autorisation de voir leurs enfants.

Le 27 juin 2019, Emmanuel Macron rencontrera le nouvel empereur Japonais Naruhito dans son palais. Ce sera le deuxième chef d’État étranger à le rencontrer, après Donald Trump.

Laura Girard