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Ludovic MARIN / AFP

Le sommet du G20 s’est ouvert le 28 juin 2019 à Osaka au Japon. Les 20 chefs d’État et de gouvernement ont été reçus par le Premier ministre Japonais, Shinzo Abe. Au programme, des sujets conflictuels comme les échanges commerciaux, la crise iranienne ou encore le climat.

Donald Trump, méconnaissable 

Le président américain a multiplié les amabilités envers ses homologues. Il a blagué avec Vladimir Poutine, « pas d’ingérence dans les élections, président, pas d’ingérence », a dit Donald Trump, par rapport aux élections présidentielles américaines de 2020. Il a aussi loué ses « très bonnes relations » avec ce dernier.

Il a vanté les « magnifiques usines » construites par les fabricants automobiles japonais aux États-Unis. Et nommé Angela Merkel de « fantastique », alors qu’il y a quelques jours, il qualifiait l’Allemagne de « partenaire défaillant ». Donald Trump s’est exprimé sur le cas de l’Iran de manière rassurante, « rien ne presse, nous avons le temps » de résoudre les tensions. Il a aussi eu une discussion avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane, avant de poser à coté de lui pour la photo officielle du sommet.

Le 29 juin 2019, Donald Trump et Xi Jinping vont avoir un entretien dans le but de diminuer les tensions entre les deux pays. Ils vont essayer de se mettre d’accord sur l’escalade commerciale et technologique qui menace la croissance mondiale.

Le climat : source de désaccord

Alors que les États-Unis se sont retirés de l’accord de Paris, ils pourraient entraîner avec eux d’autres pays lors de ce sommet à Osaka. Les pays les plus susceptibles de partir seraient le Brésil, la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Australie. Des proches du président français ont indiqué que, « les Américains tiennent un langage très dur autour de la table » pour « essayer de rallier d’autres pays » et « dégrader le langage du communiqué » final du G20.

Emmanuel Macron essaye tant bien que mal de pousser ces pays à rester dans l’accord de Paris. Lorsqu’il a rencontré le président brésilien, Jair Bolsonaro, ce dernier lui a assuré qu’il resterait dans l’accord de Paris. La France est prête à effectuer une discussion sur la biodiversité en Amazonie et les dangers de la déforestation. 

Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro au G20 d’Osaka Jacques Witt/SIPA

Il a aussi eu une discussion avec le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, qui lui a fait part des problèmes financier du pays pour adapter son économie à la lutte contre le réchauffement climatique. Emmanuel Macron a donc parlé d’une aide financière, par l’intermédiaire de l’Agence Française de Développement (AFD).

Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdoğan au G20 d’Osaka

 

La déclaration finale du G20 d’Osaka sera signée à la fin du sommet le 29 juin 2019. Cependant, Emmanuel Macron a déclaré, lors de sa visite officielle au Japon que « si on ne parle pas de l’accord de Paris et si, pour se mettre d’accord dans une salle à 20, on n’est plus capable de défendre l’ambition climatique, ce sera sans la France ».

Laura Girard