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C’est à Marseille et Paris que six nouveaux candidats à l’examen du baccalauréat session 2019 ont été mis en garde à vue pour fuite de sujets d’examen. Le nombre d’élèves interrogés passe désormais à 18. 

Mardi 2 et mercredi 3 juillet 2019, six élèves de plus sont mis en garde à vue pour une fraude à l’examen de mathématique. En cause, une plainte pour  » suspicion de fuite » déposée par le ministère de l’Éducation nationale.  Auparavant, 13 candidats de série S et ES avaient déjà été interpellés et 12 sont encore interrogés pour le moment. La brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) est en charge des recherches. Ils tentent de découvrir si les sujets ont été obtenus en avance par les élèves et par quel moyen cela a pu se produire. 

Les élèves sont suspectés d’avoir échangé les sujets par sms ou par le biais des réseaux sociaux et de la messagerie Whats app. D’après le ministre de l’Éducation nationale Jean-michel Blanquer, le bilan s’en tenait à :« trois ou quatre établissements de la région Île-de-France dans lesquels quelques élèves, quelques candidats auraient reçu par des réseaux privés (…) les sujets en amont des épreuves ».

Un élève trichant à l’examen du baccalauréat prend le risque de ne pas pouvoir repasser l’examen pendant de multiples années. De surcroit les personnes à l’origine des fuites peuvent être poursuivies pénalement. Cela pouvant par ailleurs, aller jusqu’à de l’emprisonnement. En effet des fraudes concernant le Bac S avaient déjà été commises en 2011. Les candidats à l’origine de la fuite avaient été condamnés à 4 mois de prison avec sursis. 

Julie Saliba