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Selon l’INSEE, une personne est considérée dans une situation précaire quand son revenu mensuel est inférieur à 1015 euros nets par mois. Soit un peu moins du SMIC. Cette situation engendre des difficultés face à certaines situations, notamment concernant l’alimentation.

L’alimentation est un des plus grands signes de pauvreté. Alors que pour certaines personnes s’alimenter correctement est la chose la plus naturelle qu’il soit, pour d’autres cela devient vite un vrai casse-tête. Fruits et légumes frais, poissons ou encore viande, les aliments les plus basiques sont les plus compliqués à consommer régulièrement. L’insécurité touche 3,5 millions de français mais en particulier les femmes seules avec enfant, les chômeurs ou encore les ménages à bas revenus. Chez les plus démunis, l’alimentation est souvent négligée au profit d’autres dépenses. Elle est pourtant la conséquence de problèmes de santé ou de bien-être. Le manque d’accès à la nourriture saine engendre une exclusion sociale ou encore des maladies physiques ou mentales.

La pauvreté cause l’obésité

Alors que l’insécurité alimentaire engendre de l’anémie, du cholestérol ou encore du diabète elle est surtout facteur d’obésité. Selon la grande étude du bulletin épidémiologique hebdomadaire, 15,6 % des femmes obèses observées ont un revenu mensuel inférieur à 450 euros. Les raisons sont principalement l’accès aux produits sains et aux équipements sportifs. Le stress peut également venir s’ajouter, ou encore la pollution. Également, l’obésité se concentre dans les départements les plus faibles économiquement. Par exemple, dans le Nord le taux d’obèsité est à 25,6% alors que dans le Rhône il s’élève à 12,3%. Malgré la lutte contre l’obésité, appliqué de 2010 à 2013 et la mise en place de plusieurs centres spécialisés, l’obésité reste un problème sanitaire majeur.

Les aides alimentaires, une solution ?

Pour essayer de remédier à ce problème il existe quelques solutions. Notamment les aides alimentaires. Fondées sur le don et la gratuité elles collectent et partagent les denrées alimentaires pour les personnes dans le besoin. En France 4,8 millions de personnes ont recours aux aides alimentaires. Même si les étudiants sont de plus en plus nombreux, la précarité n’épargne pas non plus les personnes âgées et les femmes. Ces associations peuvent récolter leurs ressources en s’approvisionnant auprès des banques alimentaires ou plus directement auprès du consommateur. Même si les dons ne représentent que 11% des produits, ils restent cruciaux.