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Le 8 mars 2014, le vol MH370 de la Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin a disparu des radars, sans presque laisser aucune trace. À bord, 239 personnes, 227 passagers, dont 4 Français et 12 membres d’équipage. L’épave complète de l’avion n’a jamais été retrouvée. De nombreuses questions se posent sur les causes de sa disparition. Mais de nouveaux éléments ont été apportés à l’enquête.

La France, dernier pays à enquêter sur l’affaire

LeParisien a révélé, ce 11 juillet 2019, que les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie des transports aériens se sont rendus aux États-Unis, au siège de Boeing à Seattle. Les renseignements recueillis ont été placés sous-scellés et ne seront pas insérés au dossier. Cependant, les enquêteurs vont pouvoir les exploiter dans leurs rapports.

Les nouvelles informations fournies aux enquêteurs Français, ont permis d’affirmer que l’avion a été piloté jusqu’au bout. « Certains virages anormaux réalisés par le 777 ne peuvent avoir été réalisés qu’en manuel. Quelqu’un était donc aux commandes », a déclaré une source proche de l’enquête.

Les enquêteurs ont réussi à avoir les données satellites du Boeing 777 qu’ils vont pouvoir exploiter. Mais toutes ces informations récoltées vont nécessiter « un an de travail », selon Me Marie Dosé, l’avocate de Ghyslain Wattrelos. Sa femme et deux de ses trois enfants se trouvaient à bord de l’avion. Une rencontre est prévue avec le FBI et les enquêteurs vont probablement se rendre en Malaisie afin d’éclaircir les zones d’ombre de l’enquête.

Le pilote s’est-il suicidé ?

Une thèse est avancée par les enquêteurs, celle du suicide du pilote. Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, marié et père de trois enfants. C’était un pilote chevronné, avec plus de 18 000 heures de vol à son actif. Il savait donc très bien maîtriser les avions. Pourtant, une heure après le décollage, le Boeing 777 a changé de trajectoire. Il a continué à voler encore une heure avant de disparaître des radars.

Selon le magazine américain, The Atlantic, il y aurait eu une dépressurisation de la cabine, les passagers et le personnel n’auraient pas survécu plus de 15 minutes. De plus, un enquêteur a confié au Parisien, « Il est trop tôt pour l’affirmer catégoriquement. Mais rien n’accrédite que quelqu’un d’autre ait pu entrer dans le cockpit… ». La piste du suicide reste toujours en suspens puisque pour l’instant il n’y a aucun élément concret. 

De nombreuses questions restent donc en suspens, alors que les familles des disparus attendent des réponses pour savoir ce qu’il s’est réellement passé.    

Laura Girard