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Pour cette quatrième semaine de concours, il va falloir avoir la frite et surtout les nerfs solides. Même le Chef Sarran en a perdu son flegme et son urbanité. Vous avez manqué l’épisode ? Heureusement, comme chaque semaine, Anne Walther, alias Fashioncooker vous dit tout.

Quand la Belgique vient à Paris, le poulet-frites du dimanche est sévèrement revisité !

Le ton est donné dès la première épreuve imposée par le Chef Christophe Hardiquest, qui propose dans son restaurant en Belgique un menu gastronomique unique en son genre : 10 plats en partant d’un seul poulet. Pas de gaspillage !

Les candidats ont 1h30 pour cuisiner un suprême de poulet accompagné de morceaux plus inhabituels comme le foie ou le cou (brigade Darroze), la crêt et les ailerons (brigade Pairet), le croupion et les gésiers (brigade Etchebest); les pattes et le cœur (brigade Sarran). Et comme accompagnement, le Chef Hardiquest veut… des frites !

Paul Pairet, lui, veut un « poulet de l’espace ». La brigade se met au diapason et va proposer (encore) une recette street-food mais gastronomique de poulet « Nouvelle Orléans » avec des épices cajun et une cuisson au barbecue Binchotan. Cette méthode japonaise permet une cuisson moins forte que le barbecue traditionnel et respecte le produit. Justine innove avec une recette de frites à base de purée. Le Chef Pairet est sceptique mais décide de lui faire confiance. Après cuisson, elle les fait goûter à Mory et Adrien qui approuvent. Ils peuvent dresser et présenter leur plat.

Hélène Darroze trouve que les associations et les cuissons de David sont trop classiques et manquent d’originalité, notamment sur le gâteau de foie de volailles  qu’il prépare. Elle doit lui rappeler que le thème de la saison est l’audace. Il se ressaisit en twistant sa crème de champignons avec des trompettes des morts. Mallory, le belge de l’équipe, a la pression : il est en charge des frites. La Cheffe le met en garde sur sa cuisson classique : ses frites doivent être parfaites, il n’a pas le droit à l’erreur.

Malaise chez les jaunes, mauvais timing chez les bleus

Michel Sarran n’est pas serein en ce début d’épreuve. Sa brigade n’écoute (toujours) pas ses recommandations, en particulier Jordan. Mais il ne désespère pas et les encourage… Jusqu’à ce qu’il perde patience et tape littéralement du poing sur la table quand Jordan, qui n’en fait décidément qu’à sa tête, cuisine « sa » version des frites, prenant le risque de faire un hors-sujet. Chef Sarran qui perd son sang-froid, c’est du jamais vu ! Même Philippe Etchebest, de l’autre côté de la cuisine, en reste bouche-bée… Les filles se concentrent sur leurs tâches, sentant le malaise. Nastasia prend sur elle malgré tout de coller aux instructions de son chef et prépare les frites attendues.

Philippe Etchebest, confiant, booste sa brigade. Diego opte pour des frites cylindriques dorées avec un sel réalisé avec la peau croustillante du poulet. Gratien, qui manque de technique, n’hésite pas à solliciter Martin, qui lui n’en manque pas, pour qu’il lui montre comment parer les gésiers. Mais le temps restant est trop court et les gésiers mettent un temps fou à cuire : ils finiront poêlés en petits morceaux, façon croûtons. Les garçons font un dressage dans l’urgence, sans être convaincus de l’assiette qu’ils envoient.

Verdict : le coup de poing de Michel Sarran a-t-il sauvé la brigade ?

L’assiette de la brigade jaune arrive devant le Chef Hardiquet. Ce sont les frites de Nastasia qui attirent son œil gourmand tandis que les pattes soufflées l’étonnent. En revanche, il trouve que le cœur, qu’il aime saignant, est un peu trop sec, à cause d’une surcuisson, et que la mayonnaise de cœur manque de force. Michel Sarran est inquiet.

Christophe Hardiquest adore les croupions de l’assiette bleue et salue la technique et le travail engagé, bien qu’il trouve que le résultat ne soit pas à la hauteur de l’exercice.

L’assiette rouge est la dernière et non des moindres puisque c’est celle qui doit apporter des frites parfaites. Or le chef belge prend en défaut la connaissance de Mallory sur les températures de cuisson… En revanche, il est touché au cœur par la cuisson du suprême.

Le verdict est une délivrance, surtout pour la « force violette » qui a frappé un grand coup et s’envole directement vers la 5ème semaine du concours. Avant de prendre le chemin de la seconde épreuve, une mise au point s’impose entre Michel Sarran et Jordan, qui prend conscience de son comportement et fait amende honorable.

La guerre des étoiles

La 2ème épreuve est inédite dans l’histoire du concours : les adversaires du jour sont d’anciens candidats de l’émission. Tous étoilés, ils imposent leurs produits.

La brigade jaune de Michel Sarran affronte Guillaume Sanchez (saison 8) qui a choisi la moule. La brigade bleue sera face à Ludovic Turnac (saison 2) avec le rouget. Et la brigade rouge est confrontée à Franck Pelux (saison 8) avec la langoustine. Le temps impartit est de 2h pour les brigades et 1h pour les anciens candidats. A mi-parcours de l’épreuve, les chefs de brigade et un de leurs candidats pourront goûter le plat réalisé par les anciens candidats. Et l’épreuve sera jugée par le Chef Arnaud Donckele, triplement étoilé depuis 2013.

Chez les jaunes comme chez les rouges, le yuzu sera la touche « pep’s » et chez les bleus, un petit air de déjà-vu s’impose avec le retour des écailles soufflées.

A la dégustation, Arnaud Donckele est dans l’ensemble bluffé par la qualité du travail réalisé et par des plats qui l’ont ému, dont l’assiette de rouget «  plus qu’éblouissante » de la brigade de Philippe Etchebest. Le plat emmène la brigade directement en 5ème semaine. Les rouges passent aussi mais Guillaume Sanchez l’emporte sur les jaunes, avec sa mouclade, et c’est donc toute la brigade de Michel Sarran qui part en dernière chance.

Un candidat de Michel Sarran dans les choux

Michel Sarran sait donc déjà qu’il va perdre un candidat. Les candidats doivent cuisiner le chou.

Nastasia, dont c’est la deuxième « dernière chance », est sur-motivée et décide de présenter le chou dans toute sa splendeur. Pauline rencontre quelques frayeurs avec une royale qui a failli ne pas être cuite à temps. Jordan, lui, décide de réaliser une version sexy de la potée et la dresse sur du lard dont il conserve la couenne.

C’est déjà l’heure de la dégustation, pour Michel Sarran, la mort dans l’âme. Après délibération, le travail fourni par Nastasia et Pauline paye : elles sont qualifiées. Ce qui n’est pas le cas de Jordan. « On ne sert pas du lard avec sa couenne » fait remarquer Hélène Darroze. Michel Sarran, après Hélène Darroze la semaine passée, perd un candidat. Philippe Etchebest et Paul Pairet ont encore leur brigade entière. Jusqu’à la semaine prochaine, placée sous le signe de l’anti-gaspillage.  Pour la première épreuve, le Chef Christophe Aribert imposera de cuisiner les épluchures. Et où, pour la seconde, le Chef Mathieu Viannet challengera les candidats pour qu’ils lui offrent une 13ème version de son célèbre « artichaut-foie gras ».

Et comme les enfants seront de la partie, ça promet !