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L’inquiétude continue de régner à Rouen. 12 jours après l’incendie de l’usine Lubrizol, les résultats d’une étude de la qualité de l’air dans la région viennent de sortirs. L’analyse, menée à Préaux, une commune à proximité de Rouen, révélerait un fort taux de dioxine dans l’air. Une molécule très toxique. Ce taux serait 4 fois supérieur à la moyenne, montant à 12,66 picogrammes par mètre cube d’air contre 3,40 picogrammes pour la moyenne. 

Agnès Buzyn, ministre de la santé n’a pas tardé à réagir. Elle explique que cette étude aurait été menée le jour même de l’incendie. Il semblerait selon elle que les dioxines soient effectivement élevées, mais n’atteignaient pas le seuil de toxicité. Les agences sanitaires devront donner des consignes supplémentaires à la population si jamais les résultats des autres analyses se montraient inquiétants. 

Pour d’autres, il faut d’ores et déjà prendre des prédispositions. Jean-François Gehanno, professeur au CHU de Rouen, alerte sur les risques cancérogènes pour les personnes restant exposées trop longtemps.D’autre polluants ont été découverts durant les analyses, comme le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone ou encore le benzène.