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La deuxième puissance économique mondiale, un géant au pied d’argile ?

Loin à l’est se trouve un pays qui a vécu une évolution très rapide et est maintenant devenu la seconde économique puissance du monde. Toujours loin derrière le premier en terme de PIB, la croissance fait envier plus d’un pays sur terre, surtout a l’ouest, mais est-ce maintenable et peut-on craindre un essoufflement qui pourrait malheureusement affecter la planète entière ?

Une croissance à presque deux chiffes c‘est certains ça aide a se développer; le problème c’est qu’une telle croissance requiert d’être maintenue afin de soutenir une population grandissante dans un pays où les infrastructures (matérielles, sanitaires ou sociales) ne sont pas toujours bien en place et où le chômage tel qu’on le connait pourrait avoir des effets bien pire qu’on ne l’imagine. En gros une croissance plus faible ne serait-ce que d’un tout petit peu, serait le début d’une petite récession qui mettrait a mal économie locale et forcément mondiale, qui aujourd’hui dépend en grande partie de celle-ci pour diverses raisons. En même temps, une telle croissance est difficilement maintenable sans contrôler une hausse de l’inflation qui ne pourrait que devenir un frein sur cette puissance économique dont la consommation intérieure est le premier créateur de PIB. En gros ce n’est pas un problème facile a régler pour les têtes pensantes du régime, mais a priori cela reste un problème économique pour lequel beaucoup de solutions existent et sont mises en place de façon très intelligente et réfléchie par les autorités.

Ce qui pose un plus gros problème à notre avis est la nature même de la société basée sur une main d’œuvre accessible, dévouée et peu cher. En effet, l’usine du monde comme on l’appelle commence à ne plus devenir aussi intéressante que cela dans certaines industries et on voit déjà des délocalisations dans d’autres pays. En plus de cela, les conditions parfois précaires de travail sont de moins en moins acceptées par une génération qui ne veut plus travailler aussi dure qu’avant. Les revendications sociales sont de plus en plus importantes, les augmentations de salaires sont demandées fréquemment, les têtes pensantes n’hésitent plus à démissionner pour trouver mieux ailleurs, et la recherche d’une qualité de vie devient beaucoup plus importante que la recherche d’une grande carrière. Pour l’instant cela marche, alors pourquoi en faire trop ? c’est certainement dans la nature humaine et c’est certainement ce qu’il s’est passé dans les pays occidentaux il y plusieurs années.

Oui mais lors de ces quelques dernières années ces changements sont flagrants, alors qu’il en a fallu trente ou quarante ailleurs dans des pays portés par une démocratie forte, et surtout une volonté politique forte. Là bas ce n’est pas tout a fait le même problème, d’un côté un gouvernement fort qui se doit de maintenir une croissance forte a tout prix et une population qui aspire à quelque chose de différent : conduire une voiture de sport, voyager dans le monde, travailler 35 heures dans des conditions confortables, s’assurer une retraite correcte, avoir une assurance de santé ou de chômage … alors je me pose la question suivante: la force même de ce pays qui résident dans une population élevée, dévouée, motivée n’est-elle pas aussi sa faiblesse ? que va-t-il se passer si les mentalités changent trop vite et à la fois le pouvoir politique et le peuple ont des objectifs différents et divergent ? Devrait-on avoir peur d’un géant certes, mais d’un géant au pied d’argile, dont les fondations sont on ne peut plus instable ?

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