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Une plante africaine au secours des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson.

La maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson pourraient être combattues grâce à une plante africaine utilisée depuis des décennies. Les propriétés pharmaceutiques de cette plante africaine pourraient en effet permettre de lutter contre la neurodégénérescence liée à l’âge. C’est non loin du Gabon dans l’un des plus petits archipels d’Afrique (ndlr : Sao Tomé et Principe ancienne colonie portugaise non loin du Gabon situé sur la côte ouest africaine) que se situerait cette plante. Sao Tomé et Principe abrite une biodiversité riche et unique en son genre.

Depuis des lustres, les guérisseurs locaux utilisent  les feuilles, les graines et l’écorce de cet arbuste local nommé le Voacanga. Ils s’en servent afin de diminuer les inflammations et soulager les troubles mentaux de leurs patients. Récemment, un centre de recherche américain à publier une étude concernant les composants de cet arbuste. Cette étude publiée cette semaine dans le Journal of Ethnopharmacology, stipule que les composants en question permettent de protéger les cellules des altérations liées à la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

Des tests ont été  effectués avec des cellules humaines ainsi que des cellules de souris afin d’évaluer leur impact sur la neurodégénérescence. En outre, les propriétés anti inflammatoire ainsi que les capacités de ces extraits végétaux à protéger les cellules du stress oxydatif (un des processus en cause dans les dommages sur l’ADN et la neurodégénéréscence liée à l’âge) ont été étudiés.

Le Vocanga Africa est un petit arbuste africain pouvant atteindre jusqu’à 6 mètres de hauteur. Ses graines, son écorce et ses feuilles sont à la base de bons nombres de remèdes traditionnels de plusieurs pays d’Afrique. Ils ont des effets bénéfiques sur l’hypertension artérielle,  les œdèmes mais auraient également certaines vertus aphrodisiaque. Par ailleurs, l’industrie pharmaceutique étudie également les bienfaits que ces éléments pourraient apportés dans le cadre de pathologies cardiaques.

On dénombre plus de 100 espèces de plantes différentes dans cet archipel. L’industrie pharmaceutique compte bien mener de longues recherches afin de tirer le meilleur parti de cette faune qui constitue un eldorado pour les médicaments de demain.

Découvrir, apprendre, s’enrichir :  http://www.ethnoplants.com/Voacanga-africana/

Marc Olory